Le BI a-t-il vraiment frappé un mur ?

Lors de la dernière conférence utilisateurs du logiciel Tableau, Stephen Few était conférencier et sa présentation contenait la diapositive ci-dessous.

Dans ses explications, Stephen mentionnait que, même si le développement de plate-formes BI se fait depuis plusieurs années, les fournisseurs ont échoués dans le mandat le plus important, soit aider les utilisateurs à mieux exploiter et comprendre leurs données. Au lieu de garder le focus et de miser sur des applications orientées utilisateurs et donc faciles d’utilisation, ils ont mit leur énergie dans la technologie, en suivant la vision des ingénieurs. Ces logiciels se retrouvent donc confiné du côté gauche du mur.

Quelques exceptions sont mentionnées, soit les logiciels Tableau, TIBCO Spotfire, Panopticon, Advisor Solutions et SAS.

Plus de détail dans le billet de Stephen Few, BI as hit the wall.

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Un petit détail…

Vous savez, parfois, un petit détail fait toute la différence.

Dans la construction de graphique, il est toujours important de faire débuter les échelles à zéro. Ceci afin d’éviter de faire ressortir des écarts qui ne sont pas réels.

Il faut garder en tête que les graphiques sont utilisés pour que l’information soit compréhensible au premier coup d’œil. 

Si l’échelle ne débute pas à zéro, le lecteur aura une première impression incorrecte et s’il ne regarde pas le graphique attentivement, cette impression pour lui, deviendra la vérité. 

Voici donc une petite démonstration. Regardez-bien le graphique ci-dessous.

 

En regardant cette image, si le lecteur ne tient pas compte du fait que l’échelle débute à 300, il verra :

  • que les ventes de la Région B représentent le 2/3 de celles de la Région A
  • que les ventes de la Région C représentent seulement le tiers de celles de la Région A et la moitié de celles de la Région B.

Pourtant, avec une échelle correcte (voir l’image ci-dessous),  c’est une toute autre histoire que l’utilisateur retiendra.

Pourtant, dans certains cas, le zéro peut nuire. C’est le cas si les valeurs varient très peu les unes par rapport aux autres. Conserver le zéro pourrait nous empêcher de voir les exceptions dans les données.

Ci-dessous, on voit bien qu’il y a très peu de variance dans les données. C’est difficile de voir si une journée diffère réellement des autres.

Par contre, dans cet autre exemple, le début de l’échelle à 90% permet de bien voir que le vendredi, l’application est moins disponible qu’au cours des autres jours de la semaine.

La construction de graphique, comme pour le reste, c’est une question de gros bon sens.

Présentation Affichage graphique de l’information

En 2009, j’ai fait cette présentation à deux reprises, soit en mai et novembre dans le cadre du cours Tableau de bord, outil de suivi de gestion et de programmes qui se donnait à l’ENAP.

Voici les quatres premières diapositives.

Le but de la présentation est de sensibiliser les participants aux questions qu’on doit se poser quand vient le temps de construire un graphique ou lorsqu’on consulte un graphique existant.

J’ai beaucoup aimé présenter sur ce sujet et j’aimerais renouveler l’expérience. Merci à Steeve Boucher et Lamine Seye de m’avoir offert cette opportunité.