Le BI a-t-il vraiment frappé un mur ?

Lors de la dernière conférence utilisateurs du logiciel Tableau, Stephen Few était conférencier et sa présentation contenait la diapositive ci-dessous.

Dans ses explications, Stephen mentionnait que, même si le développement de plate-formes BI se fait depuis plusieurs années, les fournisseurs ont échoués dans le mandat le plus important, soit aider les utilisateurs à mieux exploiter et comprendre leurs données. Au lieu de garder le focus et de miser sur des applications orientées utilisateurs et donc faciles d’utilisation, ils ont mit leur énergie dans la technologie, en suivant la vision des ingénieurs. Ces logiciels se retrouvent donc confiné du côté gauche du mur.

Quelques exceptions sont mentionnées, soit les logiciels Tableau, TIBCO Spotfire, Panopticon, Advisor Solutions et SAS.

Plus de détail dans le billet de Stephen Few, BI as hit the wall.

Des spécialistes; pour quoi faire ?

Les fournisseurs d’outils BI devraient prendre un peu de temps pour se renseigner avant de mettre de l’avant des exemples de graphiques pour vendre leurs produits. Peut-être même devraient-ils consulter des spécialistes pour être certain que leurs graphiques répondent aux meilleures pratiques.

Voici trois graphiques que j’ai trouvés sur le site de SAS, et pour tout dire, il n’y a que trois graphiques sur la page.

Graphique #1

Le premier est une tarte, et oui, encore une !

Je dirais que son principal défaut, c’est que les secteurs du graphique sont eux-mêmes divisés en sous-secteur, ce qui porte à confusion. Il est déjà difficile, dans une tarte, de faire des comparaisons entre les différents secteurs, si ceux-ci sont en plus divisés en plusieurs morceaux, c’est encore pire.

Normalement, dans une tarte, le plus grand secteur doit commencer à midi et les autres (en ordre décroissant) doivent être ajoutés dans le sens des aiguilles d’une montre. Ce n’est visiblement pas le cas ici.

Graphique #2

Deuxième graphique, un histogramme 3D :

Dans un premier temps, nous aurions pu nous passer de la troisième dimension qui n’apporte rien au graphique. Quand on y regarde de plus près, on peut même se demander laquelle de ces lignes représente réellement les données.

L’image en arrière plan n’est pas nécessaire non plus. Nous sommes devant ce qu’Edward Tufte nomme judicieusement « Chart junk », de la pollution visuelle qui n’apporte absolument rien au message du graphique.

Aussi, le fait que les valeurs soient empilées les unes sur les autres par année, nous empêche de pouvoir comparer entre-elles celles qui sont au-dessus.

Par exemple, il est difficile de savoir si la production d’eau est resté la même entre 1987 et 1988. Pourtant, les deux barres sont côte-à-côte.

La ligne représentant la moyenne aurait avantage à être comparée à toutes les valeurs (essence, huile et eau), dans cet affichage, seules les barres représentant l’essence peuvent l’être.

Graphique #3

Pour finir, examinons la carte :

 

À vrai dire, au premier coup d’oeil, je n’avais rien vu. Mais en regardant la légende, j’ai sursauté. Les regroupements de valeurs sont étrange. Pourquoi tant de détail ? Ai-je vraiment besoin de savoir que le premier groupe représente les ventes entre $11,458 et $32,896 ? 11,000 et 33,000 aurait été plus logique.

Un autre détail agaçant, il faudrait que les regroupements soient égaut.

Par exemple :

  • 11,000 à 30,000
  • 31,000 à 50,000
  • 51,000 à 70,000
  • 71,000 à 90,000. 

S’agit-il de millier ou de million de dollars ? Il aurait fallut le spécifier. Si ce sont des millions, la légende pourrait alors ressembler à :

  • 11 à 30
  • 31 à 50
  • 51 à 70
  • 71 à 90.

Ce qui la simplifie beaucoup.

Dans ce graphique, les regroupements semblent avoir été choisis au hasard. En fait, si je voyais ça dans une présentation, je penserais que la personne à définit les groupes selon le classement qu’elle même voulait donner aux différents états.

Des spécialistes en affichage graphique de l’information; pour quoi faire ?

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Business Objects – Si tu savais comme tu me manque !

Une journée comme aujourd’hui, alors que la semaine a été difficile et que toute les difficultés n’ont pas été surmontées, je me souviens avec nostalgie du bon vieux temps. Le temps (pas si lointain) ou j’utilisais un outil de reporting qui possédait une certaine maturité et qui me permettait de définir le format et l’orientation des pages d’un rapport en 2 secondes. Ce n’est pourtant pas sorcier, c’est même ce qu’il y a de plus banal il me semble.

Présentement, avec SSRS (2005 il faut le dire) je m’arrache littéralement les cheveux. Aucun moyen de définir de tels paramètres autrement qu’en utilisant les propriétés de l’imprimante.

Sur internet, on me parle d’ajouter du .NET.

Hum.

Si quelqu’un peut m’aider, qu’il se lève et s’exprime.

Les meilleures pratiques versus les outils BI

À mon arrivée dans mon mandat actuel, j’ai voulu mettre de l’avant certaines meilleures pratiques à prendre en contre lors de la construction de graphiques. Ceux-ci étant partout dans les tableaux de bord en développement. 

En voici quelques unes : 

  1. Griser les lignes qui ne sont pas des données (quadrillage);
  2. Mettre les couleurs de la légende dans le même ordre que celles du graphique;
  3. Limiter le nombre de couleurs dans une même page;
  4. Garder une certaine homogénéité dans la disposition des légendes. 

Je ne suis pas du genre à imposer ma volonté, surtout pas quand j’arrive dans un nouveau mandat, mais la plupart de mes propositions ont été retenues. 

Là où ce fut moins drôle, c’est que pour l’une de mes propositions, même si elle avait été acceptée, l’outil utilisé (Suite BI de Microsoft) ne la supportait pas. 

Il s’agit du no 2.  Après tout nos efforts, l’ordre est toujours l’inverse de ce qu’il faudrait. 

Vous me direz que c’est un bien petit problème, mais j’aurais bien voulu connaître ce comportement avant d’en parler au client.

Surement que chaque outil a un petit quelque chose qui va à l’encontre des meilleures pratiques, n’hésitez pas à partager vos expériences avec nous.