À l’endroit ou à l’envers ?

Parfois, certaines personnes recherchent un peu trop de variétés dans la sélection des types d’affichage pour leurs tableaux de bord.

L’exemple suivant fait réfléchir :

Normalement, la portion de pixels utilisées par une couleur devrait correspondre à la portion des données quelle représente. Si c’est 25% du tout, visuellement, on doit pouvoir s’en rendre compte. De plus, pourquoi utiliser un graphique si de toute façon, il est nécessaire de regarder les chiffres pour comprendre ? Ça devient très difficile de voir l’évolution des données.

Un simple graphique à courbes aurait très bien fait l’affaire.

Et oui, il existe une version à l’envers. Difficile de savoir ce qui les distingues l’une de l’autre. Surement pas l’effectivité visuelle.


Vous pouvez retrouver ces affichages et beaucoup d’autres ici. Voir la section Cloud preview.

Meilleures pratiques; définition d’un tableau de bord

Cela tient en très peu de mots.

Trouvé sur le blog Indexed.

Un autre graphique à revoir

Depuis plusieurs mois déjà, je vous présente et je commente des graphiques de toute provenance. J’aime beaucoup ce petit jeu, mais j’aimerais pour cette fois que vous y participiez.

Que penses-vous du graphique ci-dessous ? Comment vous y prendriez-vous pour en faire un graphique convainquant ? Quelles sont ses lacunes ?

Peut-être le trouvez-vous parfait ? Dites-le moi !

Vous pouvez consulter une version pleine page du graphique et consulter le texte qui y est joint via le blog DéCHIFFRAGE.

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Faire ressortir l’information qui compte

Dans mon précédent billet, je disais de réduire le plus possible le nombre de couleur dans les graphiques. Voici comment il est possible, avec peu de couleurs, de faire ressortir l’information importante pour nous.

Prenons l’exemple suivant. Ma compagnie est spécialisée dans les ventes d’un produit X et je veux démontrer à mes investisseurs comment celle-ci se positionne face aux compagnies du même type. 

Si je fais un simple histogramme, tel que démontré ci-dessous, ma compagnie est perdue au travers des autres et il faut prendre le temps mentalement pour faire le classement des compagnies impliquées. 

Les graphiques à barres horizontales sont mieux indiqués pour démontrer un classement, je vais donc changer mon type de graphique.

Il est maintenant beaucoup plus facile de voir le classement, mais ma compagnie ne ressort pas parmi les autres. Même que c’est la compagnie A qui semble la plus importante car sa couleur attire plus l’attention.

Une petite modification fera ressortir la performance de ma compagnie tout en maintenant le classement de toutes les compagnies les unes par rapport aux autres. 

Il est ainsi beaucoup plus facile pour le lecteur, d’identifier la compagnie analysée et du même coup, de savoir comment elle se classe par rapport à ses concurrentes, sans toutefois mettre l’accent sur ces dernières.

Un graphique revisité

Depuis que je m’intéresse à la mise en valeur de l’information, je regarde d’un autre oeil les graphiques que je consulte au cours de mes lectures. Si je me réfère aux préceptes de Stephen Few, il y a toujours place à l’amélioration. Je me suis donc dit qu’il serait amusant de voir comment je pouvais améliorer les graphiques disponibles sur le net.

Voici un exemple pris sur le site OAG aviation. Sur l’ensemble des graphiques présents sur la page, je n’ai retenu qu’un seul pour faire mon exercice.

 

Pour les besoins de la cause, j’ai reproduit le graphique dans Excel. Je pense que c’est suffisamment ressemblant pour ma démonstration.

Premier point, les couleurs. Éviter le plus possible l’ajout de couleurs inutiles. Le changement du rouge au jaune dans les barres du graphique n’apporte rien au message.

Retirons donc les couleurs. C’est un peu strict comme affichage, mais ça n’enlève rien du tout au message qui doit être transmis. À la limite, n’utiliser qu’une seule couleur à moins de vouloir faire ressortir une des barres.

Un autre point mineur mais qui peut rendre l’information plus difficile à lire, l’utilisation inutile du gras. Retirons donc un peu de gras pour voir et du même coup, pourquoi ne pas rapetisser la police un peu.

Ensuite, j’enlève les valeurs au-dessus des barres. Un graphique doit donner une image des données, il n’a pas à les détailler. Si les valeurs détaillées sont vraiment nécessaires, il est possible d’ajouter un tableau sous le graphique.

Il faut aussi retirer un peu de tout ces zéros inutiles sur l’échelle contenant le nombre de sièges. Comme les nombres indiqués sont tous en million, allons-y franchement. Par contre, il faudra préciser dans le titre que les nombres sont affichés en million.

Aussi, il y a de la redondance dans les mois qui sont affichés avec les années. Ce sera plus clair en gardant seulement l’année et en précisant le mois dans le titre. Il est également inutile d’inscrire 2001-2010 dans le titre puisque les années sont clairement identifiées sur l’axe.

Pour finir, généralement lorsqu’on veut démontrer une évolution dans les données, c’est un graphique à courbe qu’il faut utiliser. Je vais donc modifier le type du graphique.

Pour améliorer encore l’impact du graphique, il est aussi possible d’ajouter une note près de certains points. C’est ce qui mettra fin à l’exercice.

C’est donc la version finale. Dites-moi si vous êtes d’accord et si non, qu’auriez vous fait de différent ?

Aussi, n’hésitez pas à me transmettre des liens vers des graphiques qui pourraient être améliorés.

Un petit détail…

Vous savez, parfois, un petit détail fait toute la différence.

Dans la construction de graphique, il est toujours important de faire débuter les échelles à zéro. Ceci afin d’éviter de faire ressortir des écarts qui ne sont pas réels.

Il faut garder en tête que les graphiques sont utilisés pour que l’information soit compréhensible au premier coup d’œil. 

Si l’échelle ne débute pas à zéro, le lecteur aura une première impression incorrecte et s’il ne regarde pas le graphique attentivement, cette impression pour lui, deviendra la vérité. 

Voici donc une petite démonstration. Regardez-bien le graphique ci-dessous.

 

En regardant cette image, si le lecteur ne tient pas compte du fait que l’échelle débute à 300, il verra :

  • que les ventes de la Région B représentent le 2/3 de celles de la Région A
  • que les ventes de la Région C représentent seulement le tiers de celles de la Région A et la moitié de celles de la Région B.

Pourtant, avec une échelle correcte (voir l’image ci-dessous),  c’est une toute autre histoire que l’utilisateur retiendra.

Pourtant, dans certains cas, le zéro peut nuire. C’est le cas si les valeurs varient très peu les unes par rapport aux autres. Conserver le zéro pourrait nous empêcher de voir les exceptions dans les données.

Ci-dessous, on voit bien qu’il y a très peu de variance dans les données. C’est difficile de voir si une journée diffère réellement des autres.

Par contre, dans cet autre exemple, le début de l’échelle à 90% permet de bien voir que le vendredi, l’application est moins disponible qu’au cours des autres jours de la semaine.

La construction de graphique, comme pour le reste, c’est une question de gros bon sens.

Que pensez-vous des tartes ?

Si vous croyez toujours que les graphiques à pointes de tarte sont très utiles et parfaits pour tous vos tableaux de bord, jetez un oeil sur l’article de Stephen Few accessible via ce lien : Accéder à l’article.

Vous y retrouverez quelques exemples démontrant les carences des cercles lorsque vient le temps d’afficher l’information de manière effective et des solutions de remplacement. Pour ceux qui aiment vraiment les cercles et ne veulent pas en démordre, il y a même un exemple de graphique de cette forme qui lui, est effectif. Mais ce n’est pas une tarte !

Bonne lecture !