Le saviez-vous ?

Environ 10% de la population ne voit pas les couleurs comme tout le monde. De cette population daltonienne, seulement 2% sont des femmes.

Lorsqu’on construit un tableau de bord, ou un simple graphique, il faut y penser lorsque vient le temps de choisir les couleurs. S’il y a plus de 10 utilisateurs, il est possible qu’au moins un daltonien en fasse partie.

J’ai trouvé un site intéressant d’où il est possible de voir nos affichages (images ou sites web) selon les divers types de daltonisme : Accéder au site !

 En voici un exemple (avant – après ) : 

 Pour voir la même technique appliquée à des sites populaires : Cliquez ici !

Pour en savoir plus sur le daltonisme : Cliquez ici !

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Présentation Affichage graphique de l’information

En 2009, j’ai fait cette présentation à deux reprises, soit en mai et novembre dans le cadre du cours Tableau de bord, outil de suivi de gestion et de programmes qui se donnait à l’ENAP.

Voici les quatres premières diapositives.

Le but de la présentation est de sensibiliser les participants aux questions qu’on doit se poser quand vient le temps de construire un graphique ou lorsqu’on consulte un graphique existant.

J’ai beaucoup aimé présenter sur ce sujet et j’aimerais renouveler l’expérience. Merci à Steeve Boucher et Lamine Seye de m’avoir offert cette opportunité.

Les meilleures pratiques versus les outils BI

À mon arrivée dans mon mandat actuel, j’ai voulu mettre de l’avant certaines meilleures pratiques à prendre en contre lors de la construction de graphiques. Ceux-ci étant partout dans les tableaux de bord en développement. 

En voici quelques unes : 

  1. Griser les lignes qui ne sont pas des données (quadrillage);
  2. Mettre les couleurs de la légende dans le même ordre que celles du graphique;
  3. Limiter le nombre de couleurs dans une même page;
  4. Garder une certaine homogénéité dans la disposition des légendes. 

Je ne suis pas du genre à imposer ma volonté, surtout pas quand j’arrive dans un nouveau mandat, mais la plupart de mes propositions ont été retenues. 

Là où ce fut moins drôle, c’est que pour l’une de mes propositions, même si elle avait été acceptée, l’outil utilisé (Suite BI de Microsoft) ne la supportait pas. 

Il s’agit du no 2.  Après tout nos efforts, l’ordre est toujours l’inverse de ce qu’il faudrait. 

Vous me direz que c’est un bien petit problème, mais j’aurais bien voulu connaître ce comportement avant d’en parler au client.

Surement que chaque outil a un petit quelque chose qui va à l’encontre des meilleures pratiques, n’hésitez pas à partager vos expériences avec nous.

A-t’on besoin de spécialistes en affichage graphique de l’information ?

De nos jours, avec l’omniprésence de logiciel tel qu’Excel, on peut se poser la question. N’importe qui peut créer, en un clic, un graphique qui passera, à ses yeux et à ceux de ses employeurs, comme représentatif des données qu’ils désirent mettre en valeur. Avec ou sans connaissances du produit, il peut rapidement et simplement changer les couleurs, ajouter une dimension, changer le type de graphique, jusqu’à ce qu’il pense avoir trouvé l’affichage qui plaira.

Mais ce graphique sera-t-il efficace ?

Des spécialistes se sont déjà penchés sur le sujet et des meilleures pratiques ont été écrites. Pourtant, les logiciels spécialisés continuent à miser sur un nombre de plus en plus important de types de graphiques, sur des rotations qui déforment la vérité et sur des couleurs et textures inutiles. 

Chaque fois que vous voyez un graphique, posez-vous la question. Y avait-il une meilleure approche, une meilleure solution pour que le message des données soit efficace et clair ?

Je crois effectivement que nous avons besoin de tels spécialistes. Est-ce que nous avons à Québec un marché pour les y accueillir ? Les prochaines années nous le dirons, car de plus en plus de données seront disponibles et quand viendra le temps de faire parler ces données, ce n’est pas une tarte qui y arrivera.